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L’Italie ne s’est pas mise en porte-à-faux avec un arrêt de la CEDH

« Nous ne serions pas le premier pays à ne pas mettre en œuvre un arrêt de Strasbourg », a prétendu le conseiller national UDC Hans-Ueli Vogt dans une interview avec le Tagesanzeiger. Il cite en exemple l’Italie qui a ignoré un jugement parce que Strasbourg interdisait les crucifix dans les salles de classe. Cette affirmation est fausse !

 

Le fait est que la Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a qualifié d’enfreinte à la liberté de religion le fait de suspendre des crucifix dans des salles de classe. Mais l’Italie a porté ensuite cet arrêt devant la Grande Chambre qui, elle, lui a donné raison. La Grande Chambre a estimé que des crucifix suspendus dans des salles de classe italiennes ne violaient pas la Convention européenne des droits de l’homme. Selon la décision de la Grande Chambre, la fixation de crucifix dans des salles de classe entre dans la marge d’appréciation de l’état signataire. L’Italie ne s’est donc pas mise en porte-à-faux avec un arrêt de la CEDH. Au contraire.